Depuis que les voitures sans conducteur sont devenues plus courantes, une question plane sur la route : qui reçoit la contravention lorsque personne n’est au volant d’un véhicule cité pour une infraction au code de la route ? À compter du 1er juillet 2026, la Californie commencera à mettre en œuvre sa réponse. En vertu du projet de loi 1777 de l’Assemblée, la police et les agents de la circulation disposeront d’un cadre clair pour citer Waymo, Tesla, Uber et d’autres opérateurs de véhicules autonomes lorsque leurs véhicules enfreignent la loi.
Comme Route et piste rapports, la mesure explique comment les robotaxis et autres véhicules sans conducteur peuvent être pénalisés pour excès de vitesse, virages illégaux, franchissement des panneaux d’arrêt et le même éventail d’infractions auxquelles les conducteurs humains sont confrontés. Une fois la loi entrée en vigueur, les agents pourront émettre des avis de non-conformité des véhicules autonomes identifiant l’opérateur et énumérant les violations présumées. Ces avis comprendront les mêmes détails de base qu’une contravention routière standard : la date, l’heure, le lieu, les lois prétendument enfreintes et le numéro de plaque d’immatriculation du véhicule. La seule omission évidente est le numéro de permis de conduire, car il n’y a pas de conducteur.
Alors, comment les agents peuvent-ils verbaliser une voiture sans personne à bord ? Cette responsabilité incombera au Département californien des véhicules automobiles. Le DMV traitera les avis de non-conformité soumis par les forces de l’ordre, examinera l’incident et décidera si des mesures correctives sont nécessaires. En cas de collision, la police délivrera une citation au représentant humain de l’opérateur autonome une fois que cette personne arrivera sur les lieux.
Selon le Los Angeles Timesles sanctions peuvent inclure des restrictions ou des suspensions du permis d’un opérateur en cas de violations répétées ou de problèmes qui ne peuvent être résolus. Le projet de loi ajoute également de nouvelles exigences en matière d’intervention d’urgence, notamment une ligne téléphonique d’urgence dédiée et un système de communication bidirectionnelle reliant les premiers intervenants à un opérateur humain distant. Il permet également au personnel d’urgence d’envoyer une alerte géolocalisée d’urgence qui peut garder les autres véhicules autonomes hors des scènes de crime et d’autres zones sensibles en deux minutes.
La législation relève également la barre en matière de tests publics. Les opérateurs doivent désormais enregistrer 500 000 miles d’essai et produire un plan annuel d’interaction avec les premiers intervenants. Le projet de loi établit également des normes pour les opérateurs humains à distance et met à jour les exigences de déclaration de la Californie concernant les véhicules autonomes.
Reste à savoir si la loi améliorera de manière significative la sécurité entre les sociétés de robotaxi et le public, mais au moins la Californie fait un pas en avant pour rendre les opérateurs de véhicules autonomes responsables de ce que font leurs voitures sur la route.